Tag

nature

Browsing

Séjour dans le Sud Lipez : excursion de 3 jours en jeep coupée du monde en Bolivie

J’espère que les articles sur le Chili vous ont plu. On traverse la frontière au départ de San Pedro de Atacama, direction la Bolivie. De nombreuses agences proposent des excursions dans le Sud Lipez, où on retrouve le fameux Salar d’Uyuni. Je suis personnellement partie avec Estrella del Sur et ce fût une aventure incroyable. Tout était bien organisé.  Je vous embarque dans cette aventure folle à ne pas manquer !

Notre itinéraire du Chili au salar d’Uyuni

Toutes les agences ont quasiment le même itinéraire. Peut-être le ferez-vous dans le sens inverse pour arriver au Chili ensuite. Le seul conseil que j’ai à vous donner : pensez bien à vous acclimater à l’altitude avant le départ. Ne partez pas depuis Santiago du Chili jusqu’en Bolivie, par exemple. Restez quelques jours à San Pedro de Atacama pour vous habituer au changement. Il s’agit d’une excursion aller sans retour au point de départ. Je vous dis tout sur l’agence et le prix en fin d’article.

– Les informations utiles sur l’excursion se trouvent en fin d’article –

Jour 1 – Lagunes de l’altiplano bolivien

Départ à 7h de San Pedro de Atacama, le bus a eu beaucoup de retard pour me récupérer devant l’auberge. Je pensais même que l’on m’avait oublié… Mais non, c’est courant en Amérique latine. Pas d’inquiétude si ça vous arrive donc !

Nous sommes plusieurs : des français, des brésiliens et des allemands. On arrive à la frontière chilienne au milieu du désert. On doit attendre un peu car ce n’est pas encore ouvert. Une fois passée, on attend cette fois à la frontière bolivienne.

On prend un petit déjeuner au milieu de ce désert, puis on fait la file pour tamponner notre passeport. La méthode est très rustique, on ne vous regarde même pas et ça se fait dans une petite maisonnette sans prétention. Pas d’ordinateurs, pas de questions posées. Le contraste entre le Chili et la Bolivie est déjà présent. Ici, ça a l’air plus roots.

Estrella del Sur Bolivie

On est dans le désert mais il fait bien froid ce matin. Les guides forment ensuite les groupes. Je me retrouve avec un couple de français, un anglais et deux néerlandais. Ils ont tous l’air cool, je suis contente. Il s’agit quand même d’un groupe avec lequel je vais passer 2 nuits et 3 jours.  Notre guide est bolivien, Ronald, et nous embarque à bord de sa jeep Toyota. Que l’aventure commence !

Premier arrêt : Laguna Blanca et Laguna Verde

Ben, l’anglais de Manchester, fait office de DJ. Il est à l’avant de la Jeep. Je suis quant à moi au milieu entre les deux hollandais, Crista et Dirk, et le couple de français, Hélène et Arnaud, est à l’arrière. Nous commençons à faire connaissance et arrivons à notre premier arrêt.

La laguna blanca est un très joli lac salé entouré de montagnes qui se reflètent sur son eau paisible. Elle fait partie de la Réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa. Nous sommes à 4 340 mètres d’altitude.

Un banc de terre sépare la laguna blanca de la laguna verde. Ces deux lacs n’en formaient qu’un autrefois. Le volcan Licancabúr dont je vous ai déjà vaguement parlé ici, surplombe ce lac verdâtre. Nous avions beaucoup de vent, sa couleur n’était donc pas au rendez-vous.

La couleur verte de ce lac est due à une forte concentration de cuivre. L’eau contient aussi du magnésium et même de l’arsenic !

Laguna Verde Bolivie

Deuxième arrêt : Désert Salvador Dalí

Toujours dans la même réserve nationale, on se dirige vers le désert Dalí. On continue de prendre de l’altitude. L’ambiance dans la voiture se veut très rock !

D’une superficie de 110km2, son nom fait bel et bien référence au célèbre peintre espagnol. Ses contrastes de couleurs ainsi que ses pierres de formes variées, taillées par le vent, et parsemés par ci par là, rappellent les paysages de plusieurs oeuvres de Dalí.

Nous sommes dans un décor assez fou quand même.

Troisième arrêt : Aguas Termales de Polques

Alors là, j’en prends plein les yeux ! Bienvenue aux sources thermales de Polques. Le décor alentour est juste dingue. L’eau de la lagune est d’un bleu transparent où siègent quelques flamants roses.

Termales Polques

Une piscine a l’eau très chaude nous permet de nous détendre devant ce panorama en toile de fond. Des vestiaires permettent de se changer, et des toilettes sont à disposition moyennant une petite pièce.

Flamants roses Polques

Paysage sud lipez

Les eaux thermales proviennent du volcan Polques. J’admire ce paysage sublime et je me dis que je suis perdue au fin fond de la Bolivie, la vie est belle.

Quatrième arrêt : Champ de Geysers

Un dernier crochet avant de faire une pause, il s’agit des geysers Sol de Mañana, à plus de 4 800m d’altitude. La température des geysers avoisinent les 200 degrés, mieux vaut prendre ses distances ! L’odeur est prenante ici, contrairement à ceux visités au Chili. On voit des cratères expulsant de la vapeur mais aussi d’autres plus calmes, où repose de la boue en ébullition.

Geysers sol de manana

Alors qu’un mal de tête commence à me frapper fort (merci l’altitude), on repart et on arrive dans notre auberge à Villa Mar pour la nuit. Nous allons prendre un déjeuner et nous avons un temps de repos. Sur les coups de 16h, nous partons en direction de la laguna colorada.

Notre auberge est sympa, d’autres groupes sont présents. Je dors dans le dortoir avec les deux hollandais et l’anglais. On laisse la chambre double privée au couple de français. L’ambiance est très bon enfant. Même si ma migraine entache quelque peu la journée.

Dernier arrêt : Laguna Colorada

Le premier arrêt que j’attends avec impatience, cette image que j’ai dans la tête de la Bolivie avec le salar d’Uyuni.

On passera 1h là-bas à admirer les flamants roses, qui sont très nombreux. Sans parler de la couleur du lac qui est juste dingue.  Des sédiments de couleur rouge et les pigments de certaines algues ayant élues domicile ici lui confère cette teinte rosée.  La profondeur moyenne de cette lagune est de 35cm.

Laguna Colorada Bolivia

Nous y étions à une période où les flamants des Andes, de James ou du Chili, étaient encore très présents pour leur reproduction avant de migrer vers d’autres territoires.

Des lamas sont de la partie, pour mon plus grand bonheur. Enfin, je vois les premiers lamas de ce périple en Amérique du sud. Je les attendais avec impatience. Hélas ma migraine ne s’arrange pas et s’intensifie. Je ne profite donc pas pleinement de cette excursion. J’ai pris de l’homéopathie toute la journée (coca 9CH) et bu beaucoup de thé de coca, mais ça ne fait pas vraiment effet. Je prends mon mal en patience.

Nous rentrons à l’auberge où un snack nous attend suivi du repas. Nous allons tous au lit très tôt car demain on se lève de (très) bonne heure.

Jour 2 – Formations rocheuses & canyon

Je vais mieux, nous sommes tous en forme et avons bien dormi. On prend le petit déjeuner de bonne heure et on décolle pour de nouvelles aventures. La grosse surprise du jour, c’est la présence de neige lorsqu’on arrive encore plus en altitude. Du coup, on s’arrête et là on commence une bataille de boules de neige ! Imaginez l’ambiance, c’était vraiment fun. On repart en chantant tous en choeur les classiques de Queen ! C’est pour des moments uniques comme ça que j’adore voyager.

Neige en altitude

Premier arrêt : Copa del Mundo & Italia Perdida

Il s’agit d’un rocher qui doit son nom à sa forte ressemblance avec la coupe du monde de football. Champion du monde !! Nous allons voir pas mal de rochers dans la matinée, qui trônent en plein milieu du désert. On aura la chance de croiser des viscaches, un rongeur qui ressemble aux chinchillas, comme vous pourrez en voir un ci-dessous.

Copa del mundo bolivia

L’arrêt suivant s’appelle la Italia Perdida et les roches sont volcaniques. Le nom fait référence à Pompei car certains rochers rappellent la cité antique italienne.

L’un des rochers les plus connus représente un chameau cette fois. On escalade une paroi plus haute et on fait notre petite photo de groupe !Photo de groupe Bolivie

Italia Perdida

Deuxième arrêt : Laguna Catal & Laguna Vinto

Nous débarquons dans un village minuscule où nous prendrons le déjeuner après être allé découvrir la lagune du coin.  Il s’agit de la laguna Catal qui n’est pas aussi impressionnante que ces copines précédentes mais qui a tout de même son charme. C’est surtout tout le paysage alentour qui rend le panorama assez incroyable. On prend de la hauteur en montant sur des rochers, le vent est de la partie et nous fouette la peau. On aperçoit même au loin des lamas, c’est assez irréel.

Laguna Catal

Nous passerons aussi à la Lagune Vinto, qui ne laisse pas un souvenir indélébile, mais qui a tout de même son charme.

Laguna Vinto

Troisième arrêt : Canyon de l’Anaconda

Un canyon assez large avec une formation qui serpente tel un Anaconda. On prend des risques en allant nous poser à tour de rôle sur un rocher isolé. On redouble d’attention à cause du vent qui peut vite nous faire perdre équilibre. Sensation garantie !

Canyon de l'Anaconda

Quatrième arrêt : Dégustation de bières artisanales

Nous faisons un arrêt au village de San Augustin où nous avons la possibilité, à nos frais, de goûter à des bières aux saveurs surprenantes. Nous décidons de partager plusieurs bières entre nous pour goûter un peu à tout : cactus, quinoa et feuilles de coca. La bière est à 20 pesos boliviens l’unité (2,50€). J’ai acheté aussi des Skittles (faiblesse devant les bonbons, bonjour !) et un petit bolivien est venu vers nous.

Bières artisanales Bolivie

C’était un petit filou qui tapait sur les chiens du coin mais il avait une bonne bouille ! Nous passerons la nuit dans un hôtel de sel  très confortable et avec de l’eau chaude ! Bonheur !

Hôtel de sel Bolivie

Petite anecdote : on se sentait tellement en forme qu’avec Arnaud on décide de faire une séance HIIT, à 3 700 mètres d’altitude, oui, oui ! Par contre on a dégusté le soir… Déjà deux de nos compères étaient malades, là c’est quasiment tout le groupe qui prend cher. Je me suis vidée toute la nuit, on pense avoir mangé quelque chose d’indigeste. Faites attention aux crudités si vous avez l’estomac fragile.

Jour 3 – Lever de soleil au Salar d’Uyuni

Lever du soleil Uyuni

Après une nuit très courte et compliquée comme je vous l’ai expliqué plus haut, on s’entasse dans la voiture à 4h du matin tant bien que mal pour le Salar d’Uyuni. C’est quand même la visite que j’attends le plus dans ce tour. On arrive de nuit sur le site et il y a énormément d’eau. Notre guide roule pas mal avant de trouver un endroit où nous puissions descendre prendre des photos. Il se repère tout naturellement alors que nous on y voit que dalle. Il fait très froid. On admire le lever du soleil au milieu de ce désert de sel, l’endroit le plus plat au monde.

On repart dans un endroit plus sec, toujours au Salar, et on prend le petit déjeuner dehors vers l’île aux Cactus. Ils sont géants et il est possible de visiter en payant un droit d’entrée. Personnellement, je suis encore tellement fragile de l’estomac et patraque que je retourne me reposer dans la voiture.

Salar d'Uyuni

île aux cactus uyuni

La photo mythique du Salar d’Uyuni

Ensuite, vient l’arrêt pause photo célèbre au Salar d’Uyuni ! On prend des photos de groupe avec perspective, on rigole bien. Mais au bout de 5 minutes je ne tiens plus, j’ai vraiment réuni toutes mes forces pour cet instant. Je retourne donc dans la voiture. Mes collègues font une vidéo de groupe, mais moi je suis au bout de ma vie dans la Jeep. J’ai froid et j’ai de la fièvre, je suis dégoûtée de ne pas pouvoir en profiter plus.

Je ne prendrais même pas la peine de descendre aux prochains arrêts : un marché artisanal, le musée de sel et un cimetière de train. Je ne partagerais pas non plus le repas avec mon groupe, je demande à mon guide de me trouver un hôtel à Uyuni et de m’y déposer. Du repos, c’est tout ce dont j’ai besoin. J’arrive dans un hôtel 3*, ce qu’il me fallait. Je prends une douche bouillante et je dors tout l’aprem. En fin de journée, je me sens un peu mieux.

Ma prochaine étape sera la ville de Sucre…

 

INFORMATIONS UTILES

Information: Agence : ESTRELLA DEL SUR // Calle caracoles 238 A,  San Pedro de Atacama

Prix : 190 USD (115.000 pesos chiliens)

Ce qui est inclus : le transport en Jeep, les nuitées, les repas (matin-midi-soir), les boissons pendant les repas, de l’oxygène en cas de malaise en altitude.

Ce qui n’est pas inclus : les droits d’entrée au parc national REA (150 Bs.) et au parc national Isla Incahuasi (30 Bs.), l’accès aux thermes de Polques (6 Bs.)

Plus d’infos

San Pedro de Atacama : visiter la vallée de la Lune et la vallée de Mars

Bienvenue dans le grand nord chilien, dans le désert d’Atacama, le plus aride du monde. San Pedro de Atacama est très prisé pour l’observation des étoiles. Son climat est en effet propice à cette activité, des chercheurs du monde entier affluent dans ce petit oasis à cette fin. C’est aussi dans ce coin du monde qu’existe le plus grand télescope du monde, à plus de 3000 mètres d’altitude.  Mais dans cet article, je vous emmène dans deux vallées à visiter à proximité du village de San Pedro.

On quitte le village d’El Chaltén, où j’ai pas mal marché comme vous avez pu le lire ici, et on part plus au nord, à San Carlos de Bariloche. Après 28h de bus, initialement 24h mais c’était sans compter sur les aléas de la route, j’arrive à 2h30 du matin dans cette ville située au bord du lac Nahuel Huapi. Bariloche est réputée pour sa station de ski très prisée en hiver. J’y étais pendant l’automne, et je vais vous raconter ce qu’on peut y faire en quelques jours!

Après l’impressionnant Perito Moreno, place à la petite bourgade argentine d’El Chaltén, le paradis des randonneurs. Perdu au milieu des montagnes, El Chaltén va faire du bien à votre compte en banque. Ici, les randonnées sont gratuites et toutes accessibles depuis le village comme point de départ. Ce fût une étape de mon ‘bus’ trip en Patagonie que je vous ai partagé récemment dans cet article. Je vous partage les quatre randonnées que j’ai faites pendant mon séjour ici.

La Patagonie, quelle merveilleuse région au sud de l’Amérique latine et partagée entre l’Argentine et le Chili. Une claque visuelle avec des paysages variés passant de la montagne à la pampa, des glaciers aux littoraux, en passant par des petites îles et j’en passe. Bref, je suis tombée amoureuse de cette partie du monde. J’aime tant la nature à perte de vue, et j’ai été servie.

Je vais te résumer dans cet article mon parcours à travers ce territoire sauvage, en partant du sud pour terminer au nord. Je l’ai exploré en mars, qui a été une période favorable, et il me reste encore tant à découvrir. J’ai déjà hâte d’y retourner.

La vallée de Cocora, c’est pour moi un immanquable de la Colombie! J’ai adoré me promener dans cette nature verdoyante et capricieuse au coeur du Quindío. Alors je t’embarque avec moi dans une ballade entre les palmiers les plus hauts du monde. Prêt(e) ?

La petite ville tranquille de Salento

Bienvenue à Salento, une petit bourgade paisible où il fait bon se reposer et prendre le temps d’apprécier le moment présent. Les maisons sont colorées, les rues grimpent et descendent, et la météo est imprévisible. Il y a un mirador qui te permet d’avoir une vue sur ce village ainsi que sur la vallée environnante. Il suffit de monter 241 marches et tu y seras.

Les 241 marches menant au mirador
Vue depuis le mirador

Je t’explique plus tard comment se rendre à Salento depuis les principales villes colombiennes aux alentours. Mais avant cela, parlons du centre d’intérêt majeur ici : la vallée de Cocora !

La vallée de Cocora

Un décor à la Jurassic Park, la traversée d’une végétation changeante au fil des kilomètres, voilà ce qui t’attends ici. Je te recommande fortement de faire la boucle complète qui dure 5 à 6 heures. Beaucoup de touristes se contentent du mirador avec la vue sur les palmiers, personnellement je trouve ça dommage d’être dans un tel endroit et de ne pas profiter de sa beauté plus longtemps.

Comment s’y rendre ?

Le départ se fait depuis Salento, tu dois te rendre sur la place centrale du village. Depuis là, tu fais la file pour acheter un ticket aller-retour jusqu’au parc. Une fois le ticket en main, tu montes dans une Jeep qui te mènera au parc. La politique ici c’est plus tu peux entasser de monde dans la Jeep, mieux c’est! Essaies de ne pas te retrouver debout dehors à l’arrière du véhicule. Ça peut paraître fun mais si il pleut, tu seras trempé(e)!

La place centrale avec les Willys, les fameuses Jeep

Le trajet dure 20 à 25 minutes pour parvenir à l’entrée du parc. Penses bien à avoir toujours du change sur toi, ils ont du mal à rendre le compte sur de gros billets (et 50 000 pesos est déjà un gros billet pour eux). L’aller-retour coûte 8000 pesos à l’heure où je t’écris (≈ 2-3€). Il te faut bien garder la moitié de ton ticket avec toi dans un endroit sec pour le retour.

Penses à prendre des vêtements imperméables, voire un poncho (possibilité d’en acheter un sur place), ainsi que des chaussures adaptés (bottes de pluie ou chaussures de rando montantes). La météo change très vite par ici et peut te surprendre si tu n’es pas préparé(e).

Le sentier de randonnée

Deux options s’offrent à toi : faire la boucle complète ou juste te rendre au mirador. Je vais passer très vite sur ce dernier choix. Comme je te l’ai dit plus haut, pas mal de voyageurs se contentent du mirador, surtout si il pleut. Je recommande cependant de faire la boucle complète si ta condition physique te le permet. Aucune difficulté particulière ni insurmontable sur cette randonnée.

Full Loop

Ainsi, concentrons-nous donc sur la boucle complète. Tu peux la faire dans deux sens – puisque c’est une boucle. Soit tu commences par les palmiers – Bosque de Palmas – soit tu vas dans l’autre sens et tu termineras par les palmiers. Beaucoup choisissent de commencer par la vallée des palmiers car il est fort possible que la brume s’installe au fil de la journée. C’est à toi de voir!

Pour ma part, j’ai terminé par la vallée des palmiers donc on va faire cette randonnée dans ce sens-là. Et oui, si tu te poses déjà la question, j’ai bien eu de la brume sur la vallée dans l’après-midi! Mais ça a donné un côté mystique au paysage qui n’était pas pour me déplaire.

On commence donc notre randonnée, tu dois passer un portail bleu qui se trouvera sur ta droite comme tu peux voir sur la photo ci-dessous. Le chemin est moins emprunté, tu seras plus tranquille que dans l’autre sens. Ça démarre gentiment avec une petite descente progressive et un premier pont à traverser.

Le portail bleu à ne pas rater à ta droite

Tu continues de suivre le chemin et à un moment tu arriveras à une entrée. Il faudra payer 3000 pesos (≈ 0,80cts) ici pour continuer. Il y a deux chemins, un pour les chevaux, et un pour les randonneurs. Le paysage est magnifique, on peut voir les palmiers et tu croiseras sûrement des vaches en train de paître.

La réserve des colibris

Après plusieurs ponts traversés et une petite montée, tu arrives à un croisement. Si tu prends à gauche, tu continues ta route mais si tu prends à droite, tu fais un petit détour pour visiter la réserve des colibris. Qui n’est pas vraiment une réserve mais une maison avec des mangeoires pour les colibris.

Ce détour en vaut la peine, après 20 à 25 minutes de marche (et de montée), tu arrives à Acaime – Reserva Colibries. Il faudra t’acquitter de 5000 pesos (≈ 1,50€), incluant une boisson chaude ou froide.

Tu auras tout le loisir d’admirer les colibris et de les prendre en photo. Tu peux aussi filmer en slow motion, ça rend super bien! Profites de l’endroit avant de redescendre pour poursuivre la randonnée. Le prochain point d’arrêt sera la Finca la Montaña.

La montée jusqu’à la Finca

 

Je ne vais pas te mentir, ça grimpe sur cette partie du sentier. Tu auras de la montée pendant une bonne demi-heure voire 40 minutes. Prends ton temps, fais des pauses.

Et puis tu arriveras enfin à la Finca, après une dernière montée en zigzag. Nous sommes à 2 860 mètres d’altitude et on a la vue sur le Cerro Morro Gacho.

 

 

Il est fort possible que tu y aperçoives un ou deux colibris car l’endroit est entouré de fleurs et de plantes plus belles les unes que les autres. Je te recommande quand même de passer à la réserve des colibris. Il y a un bar si tu souhaites te poser et savourer un café colombien.

Direction la vallée des palmiers

À partir de maintenant, fini les montées! Tu n’auras que de la descente jusqu’au retour au point initial. Et là, il a commencé à pleuvoir des trombes d’eau! J’étais dans la brume, ce qui ne m’a pas dérangé puisque je trouvais le paysage tout aussi beau ainsi.

Ceci n’est pas un palmier. Ou peut-être lol

Après quelques minutes de marche, j’arrive au deuxième check-point. Il faut payer 4000 pesos (≈ 1,10€) pour poursuivre la route. En tout donc, si tu as bien suivi, l’entrée du parc revient à 7000 pesos (soit environ 2€). Un premier mirador se présente sur ma gauche mais je ne vois absolument rien, la vallée est plongée dans les nuages. Le deuxième mirador est un peu mieux, je distingue quelques palmiers. Mais la pluie frappant de plus belle, je ne m’y attarde pas.

Plus je descends, et plus ça se calme et les nuages se dispersent. Quelques éclaircies percent le ciel même si la vue d’ensemble reste brumeuse. Je trouve le décor tout simplement stupéfiant et magnifique. J’ai vraiment adoré cette randonnée.

Les palmiers de cire

Attardons-nous un peu sur ces fameux palmiers! Il s’agit des palmiers à cire, de son nom latin, Ceroxylon quindiuense. C’est l’espèce de palmiers la plus haute au monde, ils peuvent atteindre jusqu’à 60 mètres. Ils sont exclusivement originaires de la région colombienne de Quindío, vous ne les trouverez nulle part ailleurs. Depuis 1985, c’est une espèce protégée en menace d’extinction à cause de l’activité humaine.

Contrairement à ses confrères, il pousse en altitude et dans des conditions climatiques extrêmes : sols humides, pluie et brume. Les locaux utilisent sa cire pour la fabrication de bougies et de savons. Ses fruits servent à alimenter les animaux et ses feuilles sont utilisés à titre décoratif.

________________________________________________________________________

Informations pratiques

Que dois-je emporter avec moi ?

  • De l’eau, le climat est humide ici, on transpire facilement, pensez à vous hydrater
  • Une carte du parc : prendre une photo à l’entrée ou utiliser l’application Maps.me
  • De l’écran solaire : le soleil peut se pointer à tout moment et il tape fort ici, et même si on ne le voit pas, il est là caché derrière les nuages
  • Un snack : ça peut être utile si vous faites la boucle complète! J’ai acheté le mien directement dans un café de Salento, le Brunch Café. Ils proposent des Lunch Pack délicieux et faits maison.
  • Des vêtements imperméables et un poncho si vous avez
  • De la monnaie, pensez à avoir du change
  • Des bottes de pluie ou des chaussures montantes, le chemin est boueux

Où dormir ?

Pour les petits budgets
  • Viajero Salento Hostel :  Un très bon rapport qualité prix pour une auberge située près du centre, avec une belle vue. Le petit déjeuner est inclus mais très basique. C’est propre et confortable.
  • Coffee Tree Boutique Hostel : Non loin de Viajero Hostel se situe cette auberge très appréciée au vue de la note sur Booking et des commentaires à son égard. Un bon rapport qualité/prix.
Pour plus de confort et de tranquillité
  • Posada Casa Salento : Des prix tout à fait abordables pour cet hôtel à deux pas de la place centrale.
  • La Cabaña Ecohotel : Si vous voulez vous éloigner de la foule et être plus proche de la nature, cet hôtel peut être une bonne option.

Où manger ?

Brunch de Salento : ils proposent les Lunch pack dont je vous parlais plus haut pour 14000 pesos ou 20500 pesos, la taille change. Vous avez un sandwich, du granula maison, un brownie au beurre de cacahuètes, un fruit, de l’eau… Vous ne mourrez pas de faim! Ils ont aussi une carte des menus pour petit déjeuner, déjeuner et dîner.

Le K’fee : un endroit sympa où chiller, un peu éloigné du centre mais le village est petit… Ils proposent des petits déjeuners copieux et healthy! Vous pouvez aussi manger des salades, des sandwichs…

La Casona : situé sur la place centrale, ce restaurant ne paye pas de mine mais vous pourrez y manger des plats locaux dont de la truite, servie entière, à un prix abordable.

Comment se rendre à Salento depuis Medellín ?

Vous pouvez vous y rendre en avion ou privilégiez le bus – ce que je conseille si vous êtes sur Bogotá ou Medellín – mais si vous optez pour l’option avion, les compagnies low cost sont Viva Air et Easyfly, toutes les deux ont des connections jusqu’à l’aéroport de Pereira (PEI). N’hésitez pas à utiliser Skyscanner, Google Flights, Opodo et/ou directement le site de la compagnie aérienne pour comparer les prix.

Pour réserver vos bus à l’avance, je vous conseille le site colombien RedBus.

Terminal de Transportes Del Sur

  • Bus direct avec la compagnie Flota Occidental : pensez à réserver un peu à l’avance si vous pouvez car il est vite rempli. Je n’ai pas pu le prendre puisqu’il n’y avait plus de place au moment où je suis arrivée au terminal. En ce moment, 3 départs par jour (9h/11h/14h).                                                   Durée : 6h minimum. Prix : 49 000 pesos (≈ 13€).
  • Medellín – Armenia | Flota Occidental : si vous n’avez pas pu avoir le direct, il faudra vous rendre à Armenia ou Pereira, et depuis le terminal, prendre un colectivo (bus local) pour vous rendre sur Salento. Départ toutes les heures de 4h30 à 0h30.                                                                                   Durée : 6h minimum. Prix : de 49 000 à 62 000 pesos (≈ de 13 à 16,50€)
  • Medellín – Pereira | Flota Occidental – Flota Ospina – Arauca : même principe que pour Armenia. Départs fréquents.                                                                                                                                        Durée : 5h minimum. Prix : de 38 000 pesos à 60 000 pesos (≈ de 10 à 16€)

⚠️ À savoir que si vous arrivez en fin de journée sur Armenia ou Pereira, les bus locaux ne seront plus actifs. Il faudra donc prendre un taxi pour Salento. Le trajet dure une trentaine de minutes et coûte entre 60 000 à 80 000 pesos. Il faut négocier et essayez de partager avec d’autres voyageurs. J’ai partagé le taxi avec 2 allemands, ça nous est revenu à 20 000 pesos chacun.

À ne pas manquer !

Vous ne pouvez pas passer en Colombie sans tester le Tejo – une sorte de pétanque -, un jeu local qui consiste à jeter un projectile en métal à une certaine distance dans une cible carrée recouverte d’un d’argile.

Au centre du carré se trouve un anneau métallique sur lequel sont placés 3-4 triangles remplis de poudres. Le but est de faire exploser ces triangles! Au début, ça fait bien sursauter! Mais on s’habitue. Et puis surtout, ce n’est pas facile d’y parvenir! Vous pouvez vous rendre aux bars Los Amigos ou Danubio (au sous-sol).